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Moins de demandes via le site, mais de meilleures : lire un formulaire de contact plus calme

Vous publiez vos prix, vos délais de livraison et des réponses franches, et le formulaire de contact se calme. Avant que quelqu’un ne parle d’échec, regardez ce qu’étaient les messages qui manquent. Moins de demandes via le site, cela peut vouloir dire que le site fait désormais une partie du travail de l’équipe commerciale.

7 min de lecture

Une personne à un bureau bien rangé lit une courte liste de messages sur un ordinateur portable.

Photo : domaine public (CC0)

Dans ce guide

Pourquoi des réponses plus claires réduisent les demandes

Un formulaire de contact réunit sous un seul chiffre des messages très différents. Certains viennent de personnes prêtes à acheter et qui correspondent à ce que vous vendez. Beaucoup viennent de personnes qui ne veulent qu’une information : combien ça coûte, si vous livrez dans leur pays, quel est le minimum de commande, si le produit convient à leur machine.

Quand le site ne répond pas à ces questions, il faut bien les poser. Chaque question compte comme une « demande », et le total mensuel a belle allure. Quand le site y répond, deux groupes cessent d’écrire :

  • Les personnes qui ont eu leur réponse et n’ont besoin de rien d’autre pour l’instant.
  • Les personnes qui ont compris que vous n’êtes pas le bon fournisseur : trop cher, trop gros, pas la bonne région, pas le bon produit.

Aucun de ces deux groupes n’allait acheter ce mois-ci. Restent les personnes qui ont lu le prix et les conditions et qui veulent quand même discuter. Voilà pourquoi un nombre d’envois en baisse ne dit rien à lui seul. Il compte des messages, pas des opportunités.

Le cas inverse existe aussi. Si une refonte cache le formulaire, le casse sur téléphone ou ralentit la page, les demandes baissent également, et les bonnes se perdent avec les autres. Les chiffres ci-dessous permettent de distinguer les deux cas.

Mesurer la qualité des demandes, pas les envois de formulaire

Trois questions remplacent le chiffre unique :

  1. Combien de demandes étaient qualifiées, c’est-à-dire venues d’un client que vous pouvez servir, à propos de quelque chose que vous vendez, avec un besoin réel ?
  2. Combien de temps l’équipe a-t-elle passé à répondre à l’ensemble ?
  3. Combien ont abouti à un devis, puis à une affaire gagnée ?

Si les envois baissent alors que les demandes qualifiées et les affaires gagnées se maintiennent ou progressent, le site s’est amélioré. Si les demandes qualifiées baissent au même rythme que le total, quelque chose gêne les bons clients, et il faut regarder le formulaire, la vitesse de la page et la formulation. L’examen du chemin qui mène au formulaire est un travail d’UX courant, et il trouve en général vite la cause.

Pour répondre à la première question, chaque demande doit recevoir une catégorie. Gardez-en peu, pour que deux collègues choisissent la même.

Quatre catégories qui suffisent à la plupart des entreprises
Catégorie Ce qu’elle signifie Exemple typique
Qualifiée Un client que vous pouvez servir s’intéresse à quelque chose que vous vendez Demande de devis avec quantité et échéance
Question de base La réponse est, ou devrait être, sur le site « Combien ça coûte ? », « Livrez-vous en Autriche ? »
Hors cible Une vraie personne, mais aucune affaire possible Commande très en dessous du minimum, produit que vous n’avez pas
Spam et divers Aucune intention d’achat Publicité, candidatures envoyées au mauvais formulaire

Un exemple chiffré : avant et après la publication des prix

Les chiffres qui suivent sont un exemple illustratif, pas des données mesurées. Ils décrivent un fournisseur imaginaire qui a ajouté à ses pages produits des fourchettes de prix, des minimums de commande, des zones de livraison et une courte liste de questions avec leurs réponses. Un trimestre avant le changement est comparé à un trimestre après.

Exemple illustratif : demandes par trimestre et par catégorie

Le total passe de 240 à 150, soit une baisse de 37,5 %. Presque toute la baisse concerne les questions de base (de 110 à 45) et les demandes hors cible (de 50 à 27). Les demandes qualifiées progressent légèrement, de 60 à 66.

Exemple illustratif : les deux mêmes trimestres en résultats
Mesure Trimestre avant Trimestre après
Envois de formulaire 240 150
Demandes qualifiées 60 66
Part des demandes qualifiées 25 % 44 %
Devis envoyés 48 54
Affaires gagnées 12 15
Heures passées à répondre 76,5 60
Heures de réponse par affaire gagnée 6,4 4,0

Les heures viennent d’un temps de traitement moyen par catégorie : 40 minutes pour une demande qualifiée, 15 pour une question de base, 10 pour une demande hors cible et 2 pour un spam. Avant le changement, cela fait 2 400 + 1 650 + 500 + 40 = 4 590 minutes, soit 76,5 heures. Après, 2 640 + 675 + 270 + 24 = 3 609 minutes, soit environ 60 heures. L’équipe consacre plus de temps aux clients qualifiés (2 640 minutes contre 2 400) et environ 16 heures de moins au total.

Un responsable qui ne verrait que la première ligne conclurait que le site a perdu plus d’un tiers de ses demandes. Le tableau complet dit autre chose : trois affaires gagnées de plus, une plus grande part de chaque heure de travail consacrée à de vrais clients, et moins de temps de réponse par affaire.

Comment mettre la mesure en place

Rien de tout cela ne demande un logiciel particulier. Il faut trois habitudes, prises avant de modifier le site, pour disposer d’un « avant » auquel comparer.

Classer chaque demande

Ajoutez un champ là où arrivent les demandes : la liste des entrées du formulaire, la boîte e-mail partagée ou la base clients. La personne qui répond à la demande choisit la catégorie, au moment où elle répond. Pour les questions de base et les demandes hors cible, notez aussi le sujet en deux ou trois mots (« prix », « livraison Espagne », « sous le minimum »). Au bout d’un mois, cette liste vous dit exactement quelles réponses manquent sur le site.

Suivre le temps passé à répondre

Un relevé exact du temps n’est pas nécessaire. Estimez une fois une moyenne par catégorie, en chronométrant dix demandes de chaque sorte, et multipliez par les nombres, comme dans l’exemple. Revoyez les moyennes une ou deux fois par an. Pensez au travail qui ne se voit pas dans la boîte de réception : les appels téléphoniques qui suivent un message du formulaire, et les questions posées en interne aux collègues.

Suivre chaque demande jusqu’à son issue

Chaque demande qualifiée reçoit un résultat dans un délai fixé : devis envoyé ou non, gagnée, perdue ou encore ouverte. Le lien entre l’entrée du formulaire et l’affaire est l’étape que la plupart des entreprises sautent, et c’est elle qui donne son sens à tout le reste. Si votre équipe commerciale travaille dans un système séparé, un numéro de référence ou une transmission automatique par automatisation des processus évite de recopier. Les statistiques du site ne peuvent pas le faire seules, car elles s’arrêtent au moment où le formulaire est envoyé. Une bonne mesure d’audience couvre le chemin jusqu’au formulaire, et vos propres relevés couvrent ce qui se passe ensuite.

  • Comptez les demandes de tous les canaux, téléphone et e-mail direct compris, pour ne pas prendre un déplacement d’un canal à l’autre pour une perte.
  • Classez chaque demande le jour où vous y répondez.
  • Notez le sujet de chaque question de base et de chaque demande hors cible.
  • Enregistrez l’issue de chaque demande qualifiée.
  • Comparez des périodes égales, et notez tout ce qui a changé par ailleurs : campagnes, prix, salons, saison.
  • Testez le formulaire sur un téléphone après chaque modification du site.

Que faire des résultats

La liste classée est aussi un plan de travail. Les questions de base qui arrivent encore signalent des réponses que le site ne donne pas assez clairement. Les demandes hors cible qui reviennent sans cesse d’une même région ou pour un même produit révèlent une attente erronée, qu’une phrase sur la page peut corriger. Les demandes qualifiées qui ne reçoivent jamais de devis sont une question pour les commerciaux, pas pour le site.

Présentez les nouveaux chiffres à la place de l’ancien. Une ligne mensuelle avec les demandes qualifiées, les devis, les affaires gagnées et les heures passées à répondre donne une image plus juste que « le formulaire a été utilisé 150 fois », et elle évite qu’un bon changement soit annulé parce qu’un chiffre a baissé.

Les questions qu’on nous pose souvent

Cela dissuadera certaines personnes d’écrire, surtout celles à qui le prix ou les conditions ne conviennent pas. Ce sont les demandes qualifiées et les affaires gagnées qui montrent si cela coûte des clients, et c’est pourquoi il faut les mesurer avant et après le changement.

Une demande venue d’un client que vous pouvez réellement servir, à propos de quelque chose que vous vendez, avec un besoin réel. Écrivez la définition en une ou deux phrases, pour que tous ceux qui répondent aux demandes l’appliquent de la même façon.

Au moins un cycle de vente complet après le changement, et dans l’idéal deux périodes comparables. Avec peu d’affaires par mois, une période isolée varie trop pour prouver quoi que ce soit.

Alors le changement a supprimé quelque chose dont les bons clients avaient besoin, ou un problème technique fait obstacle. Vérifiez que le formulaire fonctionne sur téléphone, qu’il est facile à trouver, et demandez-vous si le nouveau prix ou la nouvelle formulation rebute des acheteurs que vous voulez.

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